Il est 3h du matin, Paul à faim. Il soulève ses couvertures avec une nonchalance propre au paresseux qui gambade de branche en branche tel un lézard mort de soif. L'itinéraire qui le conduit vers la porte de sa chambre est incertain mais l'intuition stomacale lui dicte la bonne route à suivre. Les escaliers sont hauts et pentus et l'humidité collante de ses chaussettes qui tombent en accordéon sur ses chevilles ne l'empêche pas d'improviser une demi-glissade qui manqua de le fracasser quelques mètres plus bas, par terre. C'est à tâtons dans le noir qu'il retrouve le chemin du frigo, seul véritable ami de l'homme, toujours là quand on a besoin, même à 3h15 du matin. C'est à cette heure précise que Paul empoigne la vieille poignée chromée et qu'il ouvre la caverne aux milles tentations cholestéroliennes : Une forte lumière l'éblouit soudain ...